Tertiaire, résidentiel : Limiter son impact grâce aux capteurs intelligents

capteur intelligent logement

La conception des bâtiments devient toujours plus intelligente. Avec des systèmes de commande qui, désormais, peuvent partager des données et communiquer entre eux, les bâtiments intelligents entrent dans une nouvelle génération. Un très grand nombre de capteurs peuvent aujourd’hui être répartis tant dans des logements que dans des bâtiments à usage professionnel. Quels sont-ils ? En voici une présentation.

Des bâtiments toujours plus intelligents grâce aux capteurs

Depuis longtemps déjà, il est possible de bénéficier grâce à des systèmes de commande complets d’un contrôle sur le système de chauffage ou encore sur la gestion des ouvertures (comme les volets roulants). Puis, une deuxième génération de bâtiments intelligents a émergé avec des systèmes interconnectés pour permettre une centralisation. Gérer la lumière et le chauffage pouvait se faire depuis un seul terminal, à distance.

Désormais, nous entrons dans une toute nouvelle génération. Le bâtiment intelligent anticipe les besoins. En fonction de l’heure de la journée, du nombre d’occupants ou encore de paramètres qui peuvent être définis au cas par cas, de nombreuses fonctions peuvent s’adapter.

Le taux d’occupation d’un bâtiment est à ce titre la donnée capitale. À l’échelle d’une pièce, d’un étage ou du bâtiment dans son entièreté, cette information permet de garantir les bons réglages des paramètres. De la gestion de la sécurité et de l’accessibilité en passant par l’éclairage ou le chauffage, tout peut être contrôlé. Par exemple, lorsqu’une zone est vide de tout occupant, il est possible alors de mettre le chauffage tout comme la ventilation et l’air conditionné en veille pour limiter les consommations. Tout en anticipant le retour des collaborateurs, qui intervient chaque jour à la même heure.

Les objectifs poursuivis par le Smart Building avec ces capteurs visent à favoriser une consommation d’énergie intelligente, à améliorer la qualité de vie des occupants et à assurer la sécurité physique.

Les systèmes de détection ne sont plus les seuls capteurs utiles

Parlons des capteurs que l’on peut utiliser. Historiquement, ce sont les systèmes de détection avec des capteurs de présence qui permettaient de capter des informations sur le nombre d’occupants. Mais ce système avait une limite. En effet, un capteur de détection unique utilisant l’infrarouge peut très bien fonctionner dans de nombreux cas et notamment dans des pièces de passage mais est inadapté dans des espaces plus vastes et calmes. Alors, comment faire qu’un système de détection de l’occupation puisse comprendre le nombre de personnes présentes dans un espace ? En complément des capteurs de présence, on a vu désormais apparaître des capteurs de température et des détecteurs de dioxyde de carbone. Mais ils ne sont pas les seuls.

  • Les capteurs de température permettent de détecter une augmentation de la température ambiante proportionnelle au nombre d’occupants. En couplant cette information avec un capteur d’image, il est possible de connaître dans le champ de vision où sont les sources de chaleur. On identifie alors les personnes effectivement dans la zone.
  • Les capteurs ou détecteurs de dioxyde de carbone permettent de mieux évaluer le taux d’occupation d’une pièce en connaissant la qualité de l’air. Si celle-ci se dégrade, la ventilation peut être déclenchée.
  • D’autres capteurs peuvent être utilisés comme des capteurs d’humidité, pratiques pour gérer automatiquement le chauffage et/ou la climatisation en fonction des personnes présentes ou non.
  • Capter à l’aide d’un microphone le son d’ambiance d’une pièce est aussi un outil pour évaluer l’occupation. Sans enregistrer les voix – pour une question de confidentialité – ce système est très pertinent pour indiquer par exemple un événement soudain et imprévu (avec un bruit sourd et sec, qui tranche avec le bruit de fond ambiant classique).
  • Le niveau d’éclairage d’une pièce peut être évalué grâce à des capteurs adaptés. Ces derniers vont capter l’éclairage en temps réel pour apporter une luminosité parfaite aux occupants.

L’objectif de tous ces capteurs et de la communication qu’ils peuvent avoir entre eux n’est pas seulement économique. Comme nous venons de le voir, c’est aussi afin d’apporter un confort d’usage supérieur tant aux résidents qu’aux collaborateurs dans une entreprise que leur application est utile.

L’avenir est aux systèmes ouverts et interopérables. Trop de bâtiments possèdent des capteurs qui récupèrent des données au sein d’un système fermé. Désormais, de nouvelles habitudes apparaissent et les bonnes pratiques incitent au contraire à récupérer des données pour qu’elles soient ensuite partagées selon un format uniforme. L’intérêt est qu’elles puissent être exploitées dans des applications métier pour aboutir à un bâtiment encore plus intelligent. Des équipements tiers issus de l’Internet des objets (IoT) peuvent alors interagir et se greffer dans l’écosystème. Cette interopérabilité est fondamentale pour le succès du bâtiment connecté et communicant de demain.