Habitat du futur : Qu’est-ce que la ventilation positive ?

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Voilà maintenant quelques années que les systèmes de ventilation positive ont fait leur apparition sur le marché des équipements éco-responsables. Responsables pourquoi ? Parce qu’une ventilation positive consomme drastiquement moins d’électricité qu’une ventilation plus traditionnelle. L’avantage en rénovation comme à la construction s’impose de lui-même, notamment dans un contexte d’accélération de la transition énergétique dans le secteur du bâtiment. Une ventilation performante et écologique, c’est également un air intérieur plus sain et moins pollué. Cela répond donc à un double enjeu : réduire l’empreinte environnementale de la ville tout en préservant la qualité de vie et la santé de ses habitants. Joli programme !

Qu’est-ce que c’est ?

La ventilation positive fonctionne par surpression et non par dépression. L’art est aspiré depuis l’extérieur, traité puis transmis à l’habitation grâce à une légère surpression facilitée par la présence d’un moteur très basse consommation. Cette surpression permet également à l’air vicié (chargé de particules de polluants et d’humidité) d’être expulsé vers l’extérieur.

L’installation d’une ventilation positive est simple. Le système comprend un caisson, un moteur, un filtre performant ainsi que des prises d’air situées sur la façade et/ou le toit du bâtiment. Le potentiel de ventilation quant à lui, est nettement supérieur à celui des ventilations classiques : jusqu’à 530 m3 d’air par heure contre 150 m3 environ pour une VMC traditionnelle dans un logement 4 pièces.

Plus concrètement, voici les différentes étapes de fonctionnement d’une ventilation positive.

  1. L’air extérieur est aspiré à l’intérieur via un moteur. Le caisson est majoritairement positionné dans les combles mais peut être accueilli dans l’une des pièces (il est alors apparent).
  2. L’air passe à travers un filtre éliminant à la fois poussières, pollution et pollens.
  3. L’air est ici préchauffé jusqu’à 22°C grâce à des résistances blindées céramiques, ceci pour assurer un confort optimal et aussi pour pallier les risques de formation de condensation.
  4. A ce stade, celui-ci est également déshumidifié (hygrorégulé) grâce à la sonde installée dans le micro-processeur.
  5. L’air vicié – chargé en particules dues au contact avec les occupants – est expulsé.

A l’instar des équipements les moins énergivores du marché, le système de ventilation positive se dote d’une intelligence supplémentaire : hygrométrie gérée par télécommande, présence de capteurs intelligents pour déterminer quand changer le filtre, tablette connectée etc… Le système rejoint bel et bien la grande famille des équipements connectés et intelligents qui caractérisent de plus en plus la ville intelligente.

Ventilation positive et architecture bioclimatique

En conception bioclimatique, il est d’usage de coupler une ventilation positive avec un système de puits canadien, lequel assure des fonctions de préchauffage mais également de climatisation. L’air capté puis transmis par surpression provient alors du puits. Au sein de la smart city, les architectures bioclimatiques tendent à se généraliser malgré des coûts de réalisation élevés. L’objectif ? Bâtir et rénover en tirant le meilleur parti de l’environnement attenant.

La ventilation positive au service d’un habitat plus “smart”

Anecdotique pour certains, un système de ventilation est pourtant central en matière d’habitat et ce, au même titre que l’installation de chauffage ou encore l’isolation. Garant d’un air plus sain et moins pollué, un système de ventilation efficace permet aussi de réduire parfois drastiquement la consommation énergétique du logement au sens large.

Aussi appelée ventilation par insufflation ou encore ventilation positive hygroréglable (VPH), ce système de ventilation a donc bien des atouts lorsqu’il est installé en construction ou en rénovation :

  • Une utilisation minime de l’électricité du fait d’un moteur très basse consommation,
  • Un besoin en chauffage réduit grâce à l’apport d’air sec et préchauffé : jusqu’à 10 % d’économies d’énergie réalisées naturellement.

De façon très concrète, la ventilation positive est facile d’installation du fait de l’absence de gaines. Le système est compatible avec tous modes de chauffage et toutes superficies : une innovation particulièrement stratégique au service d’un remodelage profond du parc résidentiel et tertiaire.

Au cœur de la ville, le bâtiment est en effet le premier consommateur d’énergie. Faciliter aux particuliers l’accès à des technologies performantes et très peu énergivores telles que celle-ci ne peut que servir l’objectif de mutation de la ville intelligente !

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Bon à savoir : La ventilation positive compte également parmi les équipements les moins coûteux, l’idéal pour diminuer le coût de fonctionnement des bâtiments collectifs et/ou intégrant une forte mixité fonctionnelle (plusieurs fonctions simultanées comme l’habitat et l’administration ou le commerce). Le coût, voici l’un des autres enjeux majeurs de la smart city.