Ville du futur 2050

La ville du futur fait rêver. D’ici à une trentaine d’années, comment vivrons-nous ? Les espaces urbains auront-ils réussi à muter pour atteindre une alchimie parfaite avec l’environnement, les villes seront-elles plus résilientes ? Les politiques urbaines intègreront-elles des dimensions sociale et environnementale en constante évolution ? Autant de questions dont la réponse nous parviendra certainement avec le temps, mais auxquelles nous pouvons nous essayer à répondre dès maintenant. Nombreux sont les architectes et les urbanistes imaginant d’ailleurs déjà la ville du futur 2050.

VIlle du futur en 2050

Quelques architectes visionnaires sur la ville du futur 2050

Vincent Callebaut

En matière de ville du futur, l’architecte Vincent Callebaut tire constamment son épingle du jeu, notamment du fait de la multiplicité de ses projets d’envergure. Une exposition “Villes 2050” a même été tenue en 2018 au parc du Futuroscope pour présenter 19 des projets dudit architecte (sur 50 déjà réalisés ou en cours, environ).

Parmi les projets architecturaux de Vincent Callebaut :

  • La Tao Zhu Yin Yuan, une tour à usage d’habitation principalement et occupant environ 50 000 mètres carrés. Sa structure bioclimatique et sa consommation 2 fois moins élevée que les autres projets de ce type représentent ses particularités, une bonne idée de ce à quoi pourraient ressembler les nouvelles constructions dans la ville du futur 2050.
  • The Gate, au Caire. Ici, 1 000 appartements, commerces et bureaux sur plus de 450 000 m² de superficie ainsi que de multiples panneaux solaires et une facture énergétique diminuée de 40% par rapport à ses homologues.
  • La Rainbow Tree (ou “arbre arc-en-ciel ») aux Philippines. Sur 32 étages, cette tour modulaire en bois massif est composée de plus de 30 000 plantes, un véritable puits de carbone pour un bâtiment à empreinte environnementale positive.

Paris en 2050, par Vincent Callebaut

A l’image des autres projets de Vincent Callebaut, le projet Paris Smart City 2050 se veut une version plus intelligente et plus verte de la capitale, notamment par la conception de 8 prototypes de tours économes en énergie et bioclimatiques. On parle bien évidemment de tours dépolluantes et solaires permettant de lutter durablement contre le phénomène d’ilots de chaleur urbains.

L’architecte star propose la création de corridors écologiques, de façades à base d’algues vertes pour permettre de capter le CO2 de l’air ambiant et de le stocker, de parcs verticaux, de tours maraîchères et de balcons potagers, de ponts paysages alimentés par des éoliennes et des hydroliennes… Est prévue avec ce projet une réduction de 75% des émissions de gaz à effet de serre de la capitale. Un Paris 2050 qui fait indéniablement rêver, tant par son caractère architectural que par son potentiel bioclimatique.

Norman Foster

Cet architecte de renom se distingue notamment par ses conceptions étonnantes associant à la perfection innovation et dimension écologique. Il est considéré comme certains comme un précurseur en matière d’architecture high-tech et a d’ailleurs reçu pour ses projets plus de 300 prix et récompenses. Pour lui comme pour les autres architectes urbanistes, la ville de demain se pense aujourd’hui, avec notamment :

  • Apple Park Cupertino, siège social de la célèbre marque,
  • L’Hôtel de ville de Londres,
  • Hearst tower New-York, premier building écologique, partant de l’extension d’un bâtiment historique existant. Soulignons qu’une grande partie de ce bâtiment provient de sources recyclables.

Des modèles durables déjà implantés dans nos villes

Des airs de 2050 se perçoivent déjà aujourd’hui, dans quelques villes un peu partout dans le monde. Europe du Nord, Asie… En Corée du Sud dans la ville durable de Songdo, on compte déjà 40% d’espaces verts et quasiment aucune voiture. Hong-Kong compte quant à elle de plus en plus d’ilots urbains autosuffisants en énergie et l’agriculture urbaine y tient également une place considérable.

A travers le monde, les réseaux de transports en commun s’étoffent et évoluent vers une énergie verte. Des systèmes de gestion des déchets souterrains performants apparaissent. Et que dire des innovations constatées en matière d’habitat écologique et d’intelligence urbaine ? Tout cela fera sans conteste partie de la ville du futur. Pour 2050, il s’agira de faire évoluer les modèles durables d’écoquartiers à l’échelle de la ville, pour créer un écosystème urbain global autosuffisant.

La vie en 2050

En France et à l’étranger, des objectifs clairs

Penser la ville du futur 2050 ne répond pas tant à un besoin sociétal ou architectural mais plutôt bel et bien à un enjeu climatique fort. La crise environnementale actuelle nous amène tous à repenser nos modes de consommation mais également la façon dont nous nous déplaçons et dont interagissons au sein des espaces urbains. Ceux-ci doivent donc se réinventer. D’ores et déjà, les multiples sommets à vocation environnementale ont fait émerger des objectifs clairs pour 2050 et notamment, celui de la neutralité carbone pour la France.

Quelques enjeux de la ville du futur 2050

L’un des enjeux principaux des villes actuelles et futures sera de refroidir les espaces urbains pour une meilleure qualité environnementale notamment. Il s’agit de remplacer les ilôts de chaleur par des ilots de verdure, une verdure qui s’invite en ville également pour des raisons liées à la crise environnementale actuelle et qui n’a pas seulement vocation à la dépolluer mais aussi à permettre à la ville de cultiver des denrées. Les fermes verticales sont d’ailleurs communes à tous les projets urbains futuristes pour 2050. La mobilité verte permettra également de refroidir les villes du futur en évitant de rejeter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En France, le secteur des transports est responsable de 31% des émissions de gaz à effet de serre du pays. L’habitat quant à lui, se voudra bioclimatique et connecté pour des dépenses énergétiques minimes voire nulles.

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