Smart City : exemple

La smart city est une ville durable, mais pas que. Il s’agit également d’une ville connectée, intelligente, capable de comprendre le comportement de ses usagers pour mieux l’optimiser et le prévoir. La smart city s’adapte, se réinvente, avec ses habitants. A l’échelle de la planète, nombreuses sont les villes qui s’apparentent à des smart cities ou dont la politique urbaine en a pris le virage. Dans cet article, nous parcourons quelques exemples de smart cities.

Exemple Smart City

Smart city exemple en Europe et dans le monde

En Europe et dans le monde, difficile de quantifier le caractère intelligent des villes. Pourtant, certains s’y attèlent avec succès, à l’instar du IMD Smart City Index de 20190, un classement précis des villes les plus intelligentes, catégorisant pas moins de 102 territoires urbains sur la planète. Les dimensions humaines ainsi que les aspects économiques et technologiques sont passés en revue.

Smart city : l’exemple de Singapour

Pour beaucoup, Singapour suscite la curiosité et impressionne. La cité-état s’impose dans le panorama des smart city et se positionne même en tête du classement, notamment en matière de mobilité verte et de gestion de l’énergie.

Le point le plus remarquable concernant Singapour, c’est son programme global de “smart nation” lancé en 2014. Il a vocation à doter la ville d’une intelligence connectée fiable et généralisée, un pari jusqu’à présent réussi notamment du fait d’investissements colossaux : plus de 2,4 milliards de dollars investis par le gouvernement en 2017, un milliard supplémentaire injecté en 2019. Des capteurs sont installés dans toute la ville et disposés sur du mobilier urbain (poubelles, routes, lampadaires…) de sorte d’analyser les comportements urbains, de fluidifier le trafic et d’optimiser les déplacements. Dans la ville, tout est connecté : les services publics, l’habitat… même les secteurs de la santé et de la finance sont concernés.
Il s’agit également de l’une des premières smart cities à avoir ouvert une plateforme d’open data gouvernementale : le traitement automatisé de l’information urbaine est désormais parfaitement ancré dans la politique urbaine et les mœurs.

Enfin en termes de mobilité verte, Singapour reste l’exemple de la smart city : partage de voitures électriques, gratuité modulable des transports… Sur 5,6 millions d’habitants, 15 à 20% seulement sont équipés d’une voiture individuelle et 45% utilisent quotidiennement le réseau de transports en commun performant de la ville !
Soulignons que Singapour bénéficie également d’un régime juridique flexible permettant la réalisation d’expérimentations urbaines innovantes.

Zurich, une smart city pas comme les autres

Zurich figure à la deuxième place du classement des villes intelligentes, selon le Smart City Index. Pas étonnant : la ville s’est dotée d’une infrastructure IoT particulièrement performante, socle de la ville connectée et intelligente. Les données arrivent par le biais de canaux très variés : Bluetooth, réseaux de téléphonie, systèmes de gestion des bâtiments… et sont ensuite travaillées avant d’être utilisées.

La smart city dispose également d’un système intelligent de gestion de bâtiments et d’un réseau de transports publics fiable et étoffé. La numérisation de ses infrastructures contribue à son positionnement plutôt avantageux, ainsi que la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique de la ville.

Smart city, l’exemple d’Hambourg

Le port d’Hambourg est aujourd’hui considéré comme la vitrine de la smart city. La ville a en effet mis les bouchées doubles pour étudier le trafic et l’optimiser, diminuant ainsi la pollution atmosphérique et améliorant la qualité de vie des usagers. Plus de 90 capteurs révélateurs de trafic sont d’ores et déjà installés pour pallier au problème des embouteillages présents autour du port. Des capteurs dans les parkings servent également à assurer un chargement optimal des marchandises aux conducteurs de camions.

Ailleurs à Hambourg, l’intelligence connectée est bien présente, notamment par le biais d’applications intelligentes et de sites communautaires à l’initiative citoyenne. Le Digital City Science Lab se distingue également en matière de recherche et innovation dans le secteur de l’environnement et des nouvelles technologies.

La smart city en France

Nantes, l’open data comme vecteur d’évolution

A Nantes, ce sont déjà 3 sites internet et plus de 500 types de données qui sont accessibles en temps réel par tous. La ville s’est depuis quelques années déjà insérée sur la voie du numérique, et excelle notamment dans sa façon de donner la parole à ses habitants et de collaborer avec eux. Plusieurs applications mobiles telles que “Nantes dans ma poche” permettent d’optimiser les déplacements des usagers, de réaliser ses démarches administratives et d’avoir accès en simultané à une mine d’informations utiles sur la ville et les services publics. 48 applications ont été lancées sur les 6 dernières années !

La ville est également lancée sur des chantiers de rénovation énergétique, d’électromobilité, de gestion intelligente de l’éclairage public ou encore de production d’énergies renouvelables.

Lyon ville intelligente

Comment ne pas aborder le cas de la smart city Lyon ? La ville a été élue 1ère ville intelligente de France et 10ème d’Europe par le Parlement Européen en 2015. La smart city dispose avant tout d’un réseau intelligent de données particulièrement développé et déploie régulièrement des solutions innovantes liées à la problématique de gestion de l’énergie. De nouveaux projets architecturaux sortent également de terre à l’image de l’écoquartier Lyon Confluence, par exemple. A l’heure actuelle, plus de 340 millions d’euros ont déjà été investis dans des projets smart city par les partenaires de la ville !

D’autres exemples de smart city peuvent être aisément mentionnés : Olso, Copenhague, Barcelone ou encore Sydney… Le point commun de ces villes intelligentes réside dans leur volonté de faire évoluer la politique urbaine vers une version plus maîtrisée, plus simple. Se doter d’une intelligence connectée est indispensable, et les villes susmentionnées y parviennent plutôt bien. Il s’agit à présent de généraliser ce modèle pour permettre aux espaces urbains de répondre aux enjeux climatiques et sociétaux d’aujourd’hui et de demain.

Pour poursuivre votre lecture :